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Jamais loin du cœur’ : l’hommage chargé d’émotion de Brice Laccruche Alihanga à « Papa Andjoua »

Cinq ans se sont écoulés depuis la disparition de Fidèle Andjoua Ondimba, mais certaines fidélités ne s’effacent pas avec le temps. Elles ressurgissent, intactes, à la faveur d’un souvenir ou d’une date. Le 18 avril, Brice Laccruche Alihanga a choisi les réseaux sociaux pour raviver la mémoire de celui que beaucoup, au Gabon, continuaient d’appeler avec respect “Papa Andjoua”. Dans un message sobre et chargé d’émotion, l’ancien directeur de cabinet de la présidence gabonaise écrit : « 5 ans déjà… Papa Andjoua. Les circonstances m’ont tenu loin le jour de ton départ… Mais jamais loin du cœur. Tu étais là quand il le fallait. Je n’oublie pas. Repose en paix. Grand Homme ».

Derrière ces mots, une histoire personnelle se dessine, mais aussi une séquence politique trouble. Au moment du décès de Fidèle Andjoua Ondimba, survenu le 18 avril 2021 à Libreville à l’âge de 90 ans, Brice Laccruche Alihanga était incarcéré. Officiellement, son arrestation s’inscrivait dans le cadre de l’affaire Scorpion, une vaste opération judiciaire liée à des accusations de détournement de fonds publics et de malversations financières. Mais officieusement, l’intéressé a toujours défendu une autre lecture, affirmant avoir payé le prix de son refus d’obtempérer à certaines injonctions du pouvoir, notamment celles attribuées à Nourredin Bongo, qui comptait devenir roi, à la place du roi.
« Les circonstances m’ont tenu loin le jour de ton départ », écrit-il aujourd’hui, comme pour rappeler ce moment d’empêchement, entre contrainte judiciaire et éloignement forcé. Une absence qui, à ses yeux, n’a jamais entamé le lien affectif avec celui qu’il décrit comme un repère. « Tu étais là quand il le fallait », insiste-t-il, donnant à son hommage une dimension presque filiale.
Figure tutélaire au sein de la famille Bongo, Fidèle Andjoua Ondimba occupait une place singulière dans l’histoire culturelle du Gabon. Frère aîné de Omar Bongo Ondimba et oncle du président déchu, Ali Bongo Ondimba, il était bien plus qu’un simple parent du pouvoir. Patriarche respecté, il incarnait une autorité morale et traditionnelle, notamment en tant que grand maître du Ndjobi, un rite profondément ancré dans certaines traditions gabonaises. Sa parole, rare mais écoutée, pesait dans les équilibres familiaux et, parfois, au-delà.
Dans son hommage, Brice Laccruche Alihanga ne se contente pas de saluer un homme, il évoque un héritage. Tous deux originaires de la province du Haut-Ogooué, ils partageaient une même terre, une même mémoire, une même appartenance. Cette proximité géographique et culturelle semble avoir nourri une relation faite de respect et de reconnaissance.

GuenolePXR

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Redacteur Medias241

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