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Électricité : Immongault mise sur 73 milliards FCFA pour corriger les déficits en 100 jours

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a dévoilé le 9 février la feuille de route des cent premiers jours de l’équipe gouvernementale, lors de l’émission « Le gouvernement s’exprime » diffusée sur Gabon 24. Cet exercice inaugural, conduit par la directrice générale de la chaîne, Laetitia Ngalibika, se veut un cadre de redevabilité destiné à exposer les priorités immédiates de l’exécutif et à préciser leurs retombées concrètes sur le quotidien des Gabonais.

Au cœur de cette intervention, un chiffre a retenu l’attention : 73 milliards de francs CFA annoncés pour le secteur de l’électricité. Cette enveloppe, selon Hermann Immongault, doit permettre de combler les déficits structurels et de poser les bases d’un accès universel à l’énergie à l’issue des cent premiers jours. L’objectif affiché est ambitieux dans un contexte où les coupures récurrentes et l’insuffisance de la desserte pèsent lourdement sur les ménages comme sur l’activité économique.

Le volet eau figure également parmi les urgences mises en avant. Une dotation de 23 milliards de francs CFA est prévue pour financer 17 projets liés à la production, à la distribution et au transport de l’eau potable. À cela s’ajoute l’acquisition de 60 000 compteurs, présentée comme une étape clé pour améliorer la gestion du réseau et l’accès des foyers à un service régulier. Ces investissements ciblent un secteur où les inégalités territoriales et les défaillances techniques alimentent depuis des années le mécontentement des usagers.

Au-delà de ces mesures sectorielles, le vice-président du gouvernement a insisté sur la méthode. Il a évoqué la nécessité de cohérence entre les orientations présidentielles et l’action gouvernementale, avec une obligation de résultats dans des délais courts. Six priorités structurent ainsi la feuille de route : l’eau et l’électricité, accompagnées d’une réforme du secteur, l’entrepreneuriat des jeunes, le logement et les infrastructures numériques, l’économie durable, la gouvernance et le capital humain adossé à une exigence de justice sociale.

Cette stratégie repose sur une articulation entre « temps court » et « temps long ». Les cent premiers jours doivent répondre aux urgences sociales, notamment l’accès aux services de base et la pression sur le panier de la ménagère. En parallèle, l’exécutif inscrit son action dans une perspective de transformation structurelle sur la durée du mandat, avec une insistance marquée sur la souveraineté économique. Celle-ci passe, selon Hermann Immongault, par la transformation locale des ressources minières, du bois et des produits halieutiques, ainsi que par la dénonciation de l’accord de pêche avec l’Union européenne.

La décentralisation constitue un autre pilier de cette feuille de route. Le transfert annoncé de 180 compétences et des ressources correspondantes vers les collectivités locales vise à réduire les disparités territoriales et à favoriser un développement plus inclusif. Reste désormais l’épreuve de la mise en œuvre. En choisissant de détailler publiquement ses engagements chiffrés dès les premières semaines, le gouvernement s’expose à une attente forte de résultats, notamment sur l’électricité, où les 73 milliards de francs CFA annoncés sont appelés à se traduire rapidement dans la vie quotidienne des populations.

GuenolePXR

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Redacteur Medias241

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