L’AS Mangasport a conclu cet exercice en remportant le choc décisif face au Stade Mandji (1-0), grâce à un but inscrit avant la pause sur un corner. Solides jusqu’au coup de sifflet final, les joueurs de Moanda décrochent ainsi leur onzième titre national, un record qui fait désormais du club le plus titré de l’histoire du football gabonais.
La rencontre s’est déroulée en présence du ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany Zategwa, du maire de Port-Gentil, Pascal Houangni Ambourouet, ainsi que de la gouverneure de la province de l’Ogooué-Maritime, Françoise Assengone Obame, qui a donné le coup d’envoi officiel de cette ultime journée.
Au-delà du résultat sportif, cette finale symbolise surtout la renaissance d’un championnat dont la crédibilité avait été fragilisée au fil des saisons. À son arrivée à la tête du département des Sports, Paul Ulrich Kessany avait reçu pour mission de remettre les compétitions nationales sur les rails. Un défi loin d’être acquis dans un contexte où les interruptions répétées avaient progressivement éloigné les supporters des stades et nourri les interrogations sur l’avenir du football local.
Le pari consistait à organiser une saison complète, à respecter le calendrier établi et à redonner au National Foot son rythme de compétition hebdomadaire. Mission accomplie. Durant plusieurs mois, les stades Monédan, Idriss Ngari, Gaston Peyril, Akoakam, Pierre-Claver Divoungui, Mbaya et Henri-Sylvoz ont retrouvé une fréquentation régulière, portée par des rencontres disputées chaque semaine. Cette continuité, saluée par les acteurs du football gabonais, constitue sans doute la principale réussite de cette édition 2025-2026.
Cette dynamique ne s’est d’ailleurs pas limitée au football. Depuis plusieurs mois, les compétitions nationales de basket-ball, de karaté ou encore de wushu ont également repris leur place dans le calendrier sportif. Une succession d’événements qui traduit la volonté des autorités de redonner une visibilité aux disciplines nationales et de restaurer une activité sportive régulière sur l’ensemble du territoire.
Cette politique s’inscrit dans les orientations définies par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait du développement du sport un axe de son action publique. À travers la relance des compétitions, l’ambition affichée est de renforcer la structuration du sport gabonais, d’offrir davantage de perspectives aux athlètes et de faire des enceintes sportives des espaces de rassemblement et de cohésion sociale.
Le rideau tombe ainsi sur une saison qui aura davantage marqué les esprits par sa régularité que par son seul palmarès. Si les défis liés au financement des clubs, à la professionnalisation des compétitions ou encore à la modernisation des infrastructures demeurent, le championnat 2025-2026 apparaît comme une étape importante dans la reconstruction du football gabonais. Pour Paul Ulrich Kessany, le pari de relancer durablement le National Foot semble, à ce stade, avoir été tenu.

