⏳
|

160 000 emplois : comment Kobé-Kobé pourrait devenir le premier employeur du Gabon

Les 160 000 emplois directs et indirects attendus autour du futur port en eau profonde de Kobé-Kobé ne constituent pas seulement une promesse économique. À l’échelle du marché du travail gabonais, ils représentent une rupture potentielle sans précédent. Si les projections avancées par les autorités et les partenaires du projet se concrétisent, le complexe intégré de Kobé-Kobé pourrait s’imposer comme l’un des plus importants gisements d’emplois jamais créés dans l’histoire du pays, au point de redessiner durablement la géographie économique nationale. Au moment où les premiers travaux du futur port en eau profonde de Kobé-Kobé sont lancés, un chiffre retient particulièrement l’attention : 160 000 emplois directs et indirects pourraient être générés à terme par l’ensemble du complexe portuaire, minier, ferroviaire et énergétique. Cette estimation, associée au développement du gisement de fer de Belinga, de la nouvelle ligne ferroviaire et du barrage hydroélectrique de Booué, donne une idée de l’ampleur du projet.  Pour mesurer la portée de cette annonce, il faut la rapporter à la réalité du marché du travail gabonais. Selon les résultats de l’Enquête nationale sur l’emploi et le chômage publiés en 2026, le Gabon comptait environ 515 900 emplois recensés en 2024. Dans ce contexte, les 160 000 emplois attendus autour de Kobé-Kobé représenteraient à eux seuls près de 31 % de l’ensemble des emplois existants dans le pays.  La comparaison est encore plus frappante lorsqu’on observe les principaux employeurs actuels du pays. La fonction publique gabonaise comptait près de 98 000 agents en 2024, tandis que l’ensemble du secteur public regroupait un peu plus de 110 000 personnes. Autrement dit, les emplois projetés autour de Kobé-Kobé dépasseraient largement les effectifs actuels de la fonction publique et se rapprocheraient de l’ensemble des emplois du secteur public moderne.  Dans le secteur privé, l’écart apparaît encore plus spectaculaire. Les grandes industries extractives qui constituent historiquement l’épine dorsale de l’économie gabonaise emploient des effectifs relativement limités. Même les principaux groupes pétroliers et miniers présents dans le pays comptent généralement leurs salariés en centaines ou en milliers, loin des volumes évoqués pour le futur complexe de Kobé-Kobé.  Cette différence s’explique par la nature même du projet. Kobé-Kobé n’est pas conçu comme une simple infrastructure portuaire. Il associe exploitation minière, transport ferroviaire, production énergétique, logistique, maintenance industrielle, services et sous-traitance. Chacune de ces composantes génère ses propres besoins en main-d’œuvre, créant un effet multiplicateur rarement observé dans les projets traditionnels d’exploitation des ressources naturelles. Les autorités espèrent ainsi éviter l’écueil de l’économie de rente en développant autour du minerai de Belinga une véritable chaîne de valeur nationale. Les emplois attendus ne concerneraient pas uniquement les métiers de l’extraction minière, mais également la construction, les travaux publics, l’ingénierie, le transport, les services portuaires, l’énergie, la maintenance industrielle, la sécurité ou encore les activités commerciales induites. Pour les économistes, l’enjeu dépasse largement la création d’emplois. Il s’agit de savoir si le Gabon est capable de transformer un avantage géologique en moteur durable de développement. Longtemps dépendant des hydrocarbures, le pays cherche à bâtir une économie davantage fondée sur la transformation locale de ses ressources naturelles et sur le développement d’infrastructures structurantes. Le projet Kobé-Kobé apparaît ainsi comme le symbole le plus visible de cette ambition. Si les objectifs annoncés sont atteints, le complexe pourrait devenir non seulement le plus grand chantier industriel du pays, mais aussi le principal levier de création d’emplois de l’économie gabonaise moderne. À l’horizon 2030, la véritable mesure du succès ne sera donc pas uniquement le tonnage de minerai exporté ou le nombre de navires accueillis dans le port en eau profonde. Elle se lira également dans la capacité du projet à offrir des dizaines de milliers d’emplois durables aux Gabonais et à faire émerger un tissu industriel capable de soutenir la croissance bien au-delà de l’ère pétrolière.

Kobé-Kobé : le pari industriel qui doit faire entrer le Gabon dans l’après-pétrole

Avec le lancement des travaux du futur port en eau profonde de Kobé-Kobé, le Gabon ouvre un nouveau chapitre de son histoire économique. Adossé au gigantesque gisement de fer de Belinga, à une future ligne ferroviaire et au barrage hydroélectrique de Booué, ce complexe intégré ambitionne de transformer durablement le modèle de développement du pays. Derrière ce chantier colossal se dessine une stratégie de diversification économique, de création d’emplois et de souveraineté industrielle portée par les plus hautes autorités de l’État. Pendant plusieurs décennies, l’économie gabonaise a reposé essentiellement sur l’exploitation des hydrocarbures. Si cette manne pétrolière a longtemps soutenu les finances publiques, elle a également exposé le pays aux fluctuations des cours mondiaux et révélé les limites d’un modèle fondé sur l’exportation de matières premières peu transformées. C’est dans ce contexte que s’inscrit le lancement du projet de Kobé-Kobé, présenté par les autorités comme l’un des plus ambitieux programmes d’infrastructures jamais engagés au Gabon. Situé sur la façade atlantique, dans la province de l’Estuaire, le futur port en eau profonde doit devenir l’un des principaux hubs logistiques d’Afrique centrale. Grâce à un tirant d’eau estimé entre 14 et 16 mètres, il sera en mesure d’accueillir des navires de très grande capacité, renforçant ainsi la compétitivité du pays sur les grandes routes maritimes internationales. Mais l’enjeu dépasse largement la seule dimension portuaire. Kobé-Kobé est conçu comme le maillon central d’un vaste écosystème industriel destiné à valoriser les ressources naturelles du pays. Au cœur de cette stratégie figure le gisement de Belinga, considéré comme l’un des plus importants gisements de fer encore inexploités au monde. Pour acheminer le minerai vers la côte, une nouvelle infrastructure ferroviaire devra relier l’intérieur du territoire au futur port. À cette chaîne logistique s’ajoute le projet de barrage hydroélectrique de Booué, appelé à fournir l’énergie nécessaire aux activités minières et industrielles. Cette articulation entre mines, énergie, transport et logistique traduit une volonté de rompre avec le schéma traditionnel d’exportation brute des ressources naturelles. « Nous voulons créer davantage de valeur sur notre territoire et faire en sorte que les richesses du sous-sol contribuent pleinement à l’industrialisation du pays », résume un responsable impliqué dans le projet. La signature, en avril 2026, de la convention stratégique entre l’État gabonais et Africa Global Logistics (AGL) a constitué une étape décisive dans la concrétisation de cette ambition. L’objectif affiché est de faire émerger une plateforme logistique capable d’accompagner l’exploitation du fer de Belinga tout en stimulant le développement de nouvelles activités industrielles. Au-delà des infrastructures, les retombées attendues suscitent d’importants espoirs sur le plan social. Selon les projections avancées par les promoteurs du projet, jusqu’à 160 000 emplois directs et indirects pourraient être générés au cours des différentes phases de développement. Dans un pays où l’emploi des jeunes demeure un défi majeur, cette perspective apparaît comme l’un des arguments les plus forts en faveur du projet. Les besoins concerneront aussi bien les métiers du bâtiment et des travaux publics que ceux liés à la logistique, au transport ferroviaire, à la maintenance industrielle, à l’énergie ou encore aux services. Les autorités misent également sur un effet d’entraînement pour le secteur privé national. L’émergence d’un réseau de sous-traitants locaux, capables de répondre aux besoins du complexe industriel, pourrait favoriser la création de nouvelles entreprises et renforcer le tissu économique gabonais. Pour les économistes, toutefois, le succès de cette transformation dépendra de plusieurs facteurs. La maîtrise des délais, la mobilisation des financements, la formation de la main-d’œuvre locale ainsi que la capacité à développer une véritable industrie de transformation autour des ressources minières constitueront autant de défis déterminants. Le projet porte également une forte dimension politique. Il s’inscrit dans la vision défendue par Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté économique et de la valorisation des ressources nationales l’un des axes majeurs de son action. Dans un contexte où de nombreux États africains cherchent à mieux contrôler les chaînes de valeur liées à leurs matières premières, Kobé-Kobé apparaît comme l’une des initiatives les plus emblématiques de cette nouvelle approche. Si les échéances annoncées sont respectées, le complexe portuaire, ferroviaire, minier et énergétique pourrait devenir, à l’horizon 2030, l’un des principaux moteurs de croissance du Gabon. Plus qu’un chantier d’infrastructures, Kobé-Kobé représente aujourd’hui un test grandeur nature pour la stratégie de diversification économique du pays. Un pari dont l’issue pourrait déterminer la capacité du Gabon à réussir sa transition vers une économie moins dépendante du pétrole et davantage fondée sur l’industrialisation de ses ressources.

100 jours de Paul Ulrich Kessany : la réforme avant les projecteurs

Cent jours. Dans un pays où l’action publique est souvent jugée à l’aune des inaugurations et des annonces spectaculaires, Paul Ulrich Kessany a choisi une autre voie. Face aux Gabonais, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, a présenté un bilan qui révèle une stratégie moins visible mais potentiellement plus durable : remettre de l’ordre dans des secteurs longtemps fragilisés par des déficits de gouvernance. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 53 projets engagés depuis sa prise de fonction, 62,3 % sont entièrement achevés tandis que 24,5 % affichent un taux de réalisation supérieur à 50 %. Au-delà de cette performance administrative, c’est surtout la cohérence de l’action menée qui retient l’attention. Des mouvements de jeunesse aux fédérations sportives, en passant par les institutions culturelles, le ministre semble avoir privilégié une logique de reconstruction des fondations. Dans le secteur de la jeunesse, la réforme du Conseil national de la jeunesse du Gabon apparaît comme le symbole de cette approche. Considérée comme insuffisamment représentative et éloignée des ambitions définies par le Plan national de croissance et de développement, l’institution a fait l’objet d’une vaste opération de remise à niveau. Après l’organisation de la Fête de la jeunesse sous un format institutionnel inédit, un comité de normalisation a été installé avec pour mission de revoir les statuts, le règlement intérieur et le code électoral de l’organisation. L’objectif est clair : redonner au CNJG sa place d’interlocuteur crédible entre l’État et la jeunesse gabonaise. Cette volonté de structuration se retrouve également dans l’accompagnement économique des jeunes. À Mouila comme à Ndjolé, des sessions de formation consacrées au marketing, à la conception de plans d’affaires et aux techniques de présentation de projets ont été organisées. Une démarche qui traduit la volonté du ministère d’inscrire l’entrepreneuriat des jeunes dans les secteurs prioritaires identifiés par les autorités. Le même diagnostic a été posé dans le domaine sportif. Dès son arrivée, Paul Ulrich Kessany a lancé un audit complet du mouvement sportif national. Les conclusions ont mis en évidence des dysfonctionnements importants, notamment l’absence de conformité administrative de nombreuses structures. En réponse, une opération de régularisation a été engagée. Treize fédérations olympiques ainsi que le Comité national olympique ont déjà été remis en conformité. « Nous avons trouvé un secteur qui nécessitait une remise en ordre profonde », a laissé entendre le ministre à travers les actions entreprises, privilégiant l’assainissement avant toute autre réforme. Parallèlement, l’activité sportive a retrouvé une dynamique visible. Les championnats nationaux ont repris dans plusieurs disciplines et le Gabon a multiplié les participations internationales. Les performances enregistrées en handball, en taekwondo ou encore en athlétisme témoignent d’un regain de compétitivité. Mais là encore, le ministère a choisi d’investir dans les bases du système en formant 129 techniciens sportifs et en envoyant plusieurs cadres administratifs en Chine pour renforcer leurs compétences en gestion des grands événements. Dans le secteur culturel, la logique reste identique. La réforme du Bureau gabonais du droit d’auteur et des droits voisins constitue sans doute l’une des actions les plus structurantes de ces cent premiers jours. Face aux difficultés récurrentes rencontrées par les créateurs, le ministère a lancé une modernisation de l’institution. Vingt-et-un agents ont été assermentés, des formations spécialisées ont été organisées avec l’appui de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, un nouveau dispositif tarifaire a été adopté et plus de 2 250 œuvres ont été numérisées. Une avancée majeure pour un organisme souvent critiqué pour son manque d’efficacité. L’autre décision marquante concerne la protection de l’iboga. Avec l’adoption du décret encadrant l’accès, l’exploitation et la commercialisation de cette plante emblématique du patrimoine gabonais, le gouvernement entend reprendre la maîtrise d’une ressource dont la valeur suscite un intérêt croissant à l’international. Une mesure qui illustre la volonté de protéger les richesses culturelles nationales tout en organisant leur exploitation. Enfin, le rayonnement culturel a bénéficié d’un soutien significatif. Plus de 210 artistes et acteurs culturels ont été accompagnés dans différentes manifestations internationales. Du FEMUA d’Abidjan à la Semaine africaine de l’UNESCO à Paris, en passant par le MASA et plusieurs festivals majeurs, le Gabon a renforcé sa présence sur les grandes scènes culturelles du continent et au-delà. À l’heure du bilan, ces cent premiers jours dessinent les contours d’une méthode. Plutôt que de multiplier les annonces, Paul Ulrich Kessany a concentré ses efforts sur la réforme des institutions, la régularisation des structures et la modernisation des outils de gouvernance. Une stratégie moins spectaculaire que les grands projets d’infrastructures, mais qui pourrait constituer le socle indispensable à des résultats durables. En cent jours, le ministre a surtout cherché à remettre les secteurs jeunesse, sport et culture en ordre de marche. Une ambition discrète, mais essentielle.

Coupures de 05h30 à 13h30 dans le Grand Libreville : la SEEG poursuit les travaux sur la ligne Owendo–Bisségué ce 7 juin

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) annonce une interruption temporaire de la fourniture d’électricité le dimanche 7 juin 2026, de 5h30 à 13h30, dans plusieurs zones du Grand Libreville. Cette coupure, qui touchera notamment les villes de Libreville et Akanda ainsi que l’axe Pk12–Pk13 à Ntoum, s’inscrit dans le cadre des travaux de déploiement d’un câble de très haute capacité sur la ligne 90 kV reliant la centrale thermique d’Owendo au poste de Bisségué. Dans un communiqué diffusé ce 5 juin 2026, la SEEG précise que l’opération porte sur le déploiement et le raccordement d’un câble ACCC (Aluminium Conductor Composite Core), un équipement de nouvelle génération destiné à améliorer la capacité de transport et la stabilité du réseau électrique. Le chantier concerne un tronçon précis : celui reliant le poste de répartition de Bisségué au premier pylône de la ligne de transport 90 kV Owendo–Bisségué, un axe jugé stratégique pour l’alimentation du Grand Libreville. Durant la période d’intervention, le poste de Bisségué sera mis à l’arrêt, entraînant une interruption totale de l’alimentation électrique dans plusieurs zones urbaines et périurbaines. Selon la SEEG, les perturbations toucheront principalement les communes de Libreville et d’Akanda, ainsi que certaines zones de Ntoum. Cette coupure planifiée intervient sur une plage horaire matinale et de mi-journée, de 5h30 à 13h30, ce qui devrait affecter aussi bien les ménages que les activités économiques, administratives et commerciales. Dans le secteur énergétique, ce type d’intervention est généralement présenté comme incontournable pour permettre la modernisation des infrastructures sans risque pour les techniciens ni pour le réseau. Un cadre technique de la SEEG, joint de manière informelle, explique que « le choix d’une interruption programmée est la seule option pour sécuriser l’opération de raccordement sur une ligne de cette puissance, tout en évitant des incidents sur le réseau interconnecté ». Au-delà de l’aspect technique, la SEEG inscrit ces travaux dans une stratégie plus large de sortie progressive de la crise énergétique qui affecte le Grand Libreville depuis plusieurs années. Les épisodes de délestages et de saturation du réseau ont régulièrement mis en évidence les limites des infrastructures actuelles face à la croissance de la demande. L’introduction du câble ACCC est ainsi présentée comme une solution permettant d’augmenter la capacité de transit électrique sans reconstruire entièrement les lignes existantes, une option jugée plus rapide et moins coûteuse. Si ces travaux sont présentés comme nécessaires, ils s’accompagnent inévitablement de désagréments pour les usagers. Dans son communiqué, la SEEG « présente ses excuses à sa clientèle » et remercie les populations pour leur « compréhension ». Sur le terrain, les attentes restent fortes. Plusieurs habitants du Grand Libreville interrogés régulièrement lors de précédentes coupures expriment une forme de lassitude face à la récurrence des interruptions, tout en reconnaissant la nécessité des travaux d’infrastructure. À moyen terme, l’enjeu pour la SEEG sera de transformer ces chantiers ponctuels en amélioration tangible et durable de la qualité de service. La réussite du déploiement du câble ACCC sur l’axe Owendo–Bisségué constitue ainsi un test important pour la fiabilité du réseau électrique dans la capitale et ses environs. Dans un contexte de forte pression démographique et de demande énergétique croissante, ces opérations techniques apparaissent comme un maillon essentiel d’une modernisation plus large du système électrique national.

Éducation nationale : plus de 560 millions de FCFA au cœur d’un scandale présumé de surfacturation, une vingtaine d’agents interpellés

Une vaste enquête financière secoue le ministère de l’Éducation nationale. Une vingtaine d’agents de la Direction centrale des affaires financières (DCAF) ont été interpellés par la Police judiciaire dans le cadre d’investigations portant sur une présumée surfacturation de bons de caisse estimée à plus de 560 millions de FCFA. L’affaire, révélée à la suite d’un audit déclenché après plusieurs mouvements de grève dans le secteur éducatif, met en lumière de possibles dysfonctionnements dans la gestion des fonds publics et relance le débat sur les mécanismes de contrôle au sein de l’administration. Le ministère de l’Éducation nationale est confronté à l’une des plus importantes affaires financières de son histoire récente. Selon les informations rapportées par Gabon 1ère dans son édition du 4 juin 2026, les investigations menées sur les opérations de décaissement liées aux vacations auraient permis de mettre au jour un système présumé de surfacturation de bons de caisse dont le préjudice est évalué à plus de 560 millions de FCFA. L’enquête trouve son origine dans un audit interne ordonné dans le sillage des tensions sociales qui ont marqué le secteur éducatif ces derniers mois. Alors que les revendications des enseignants portaient notamment sur les conditions de travail et le paiement de certaines prestations, les vérifications engagées sur les flux financiers auraient révélé des anomalies jugées suffisamment graves pour justifier l’ouverture d’investigations judiciaires. Au total, une vingtaine d’agents de la Direction centrale des affaires financières ont été placés entre les mains des enquêteurs. Une proportion significative pour un service qui compte un peu plus de soixante employés. Toutefois, les personnes interpellées contestent toute implication directe dans l’élaboration du mécanisme présumé de détournement. « Nous ne sommes ni ordonnateurs ni administrateurs de crédits. Nous exécutons les instructions qui nous sont transmises », a confié l’un des agents entendus dans le cadre de l’enquête. Une ligne de défense partagée par plusieurs de ses collègues, qui estiment avoir agi dans le cadre de procédures validées par leur hiérarchie. Les mis en cause soutiennent également que les retraits effectués à travers les vacations servaient régulièrement à couvrir des dépenses urgentes ou non prévues dans les lignes budgétaires initiales. Une explication qui, à ce stade, ne semble pas suffire à dissiper les interrogations des enquêteurs au regard des montants en jeu et du caractère systématique des opérations suspectées. Au-delà des responsabilités individuelles qui restent à établir, l’affaire soulève des questions plus profondes sur la gouvernance financière de l’administration publique. Comment des opérations représentant plusieurs centaines de millions de francs CFA ont-elles pu être validées sans être détectées plus tôt ? Quels mécanismes de contrôle interne ont failli ? Et jusqu’à quel niveau de la chaîne décisionnelle les responsabilités pourraient-elles remonter ? Ces interrogations résonnent d’autant plus fortement que le secteur de l’éducation traverse depuis plusieurs années des difficultés récurrentes liées au financement de certaines prestations et au règlement des revendications sociales. Pour de nombreux observateurs, cette affaire illustre le contraste entre les tensions budgétaires régulièrement invoquées par l’administration et l’existence présumée de circuits financiers opaques. L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité des services compétents afin de déterminer avec précision le rôle de chaque acteur impliqué et d’identifier d’éventuelles ramifications au sein de l’appareil administratif. Les agents interpellés devraient être présentés au parquet dans les prochains jours. Si les faits venaient à être confirmés par la justice, ce dossier pourrait constituer l’un des plus importants scandales financiers enregistrés ces dernières années au ministère de l’Éducation nationale. Une affaire dont les conclusions seront scrutées bien au-delà du seul secteur éducatif, tant elles pourraient servir de révélateur des fragilités persistantes dans la gestion des deniers publics.

Avec 3 100 logements et 128 milliards FCFA mobilisés, Oligui Nguema redessine sa politique sociale autour de l’habitat

En lançant officiellement le programme immobilier de Bikélé-Nzong, qui prévoit la construction de 3 100 logements dans les périphéries de Libreville, le président Brice Clotaire Oligui Nguema entend répondre à l’une des préoccupations majeures des Gabonais : l’accès à un habitat décent. Au-delà du chantier immobilier, le projet marque une réorientation profonde de l’action sociale de l’État, fondée sur l’accès à la propriété et la constitution d’un patrimoine durable pour les ménages. À Bikélé et Essassa, les engins ont commencé à dessiner les contours de ce qui pourrait devenir l’un des plus importants programmes de logements sociaux de ces dernières années au Gabon. Lancé officiellement par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le projet prévoit la construction de 3 100 logements répartis entre deux sites stratégiques : 1 600 unités sur 80 hectares à Bikélé et 1 500 sur 100 hectares à Essassa. Mais derrière les chiffres et les fondations à venir, le gouvernement affiche une ambition plus large : redéfinir la politique sociale du pays en faisant du logement un levier central de stabilité économique et de promotion sociale. « Le logement n’est pas un confort. Le logement est une condition de stabilité, de sécurité et de justice sociale », a rappelé le ministre de l’Habitat, Mays Mouissi, lors de la cérémonie de lancement. Pour les autorités, l’accès à un habitat décent constitue désormais un droit fondamental et un préalable à l’épanouissement des familles. Cette vision s’inscrit dans une stratégie globale de transformation du secteur de l’habitat. Depuis plusieurs mois, le gouvernement multiplie les réformes destinées à fluidifier l’accès à la propriété. Une nouvelle ordonnance sur le régime foncier a été adoptée, tandis qu’un guichet unique a permis la délivrance de plus de 16 800 décisions de cession. En parallèle, près de 11 000 parcelles ont été mises à disposition dans le cadre de l’aménagement des réserves foncières. L’enjeu est considérable. Pendant des années, l’insuffisance de l’offre immobilière et la flambée des loyers ont contribué à fragiliser une partie importante des ménages gabonais. Pour beaucoup de familles, devenir propriétaire demeurait un objectif inaccessible. Le programme de Bikélé-Nzong entend précisément inverser cette tendance. Son financement repose sur un partenariat entre l’État et plusieurs institutions bancaires. BGFIBank a mobilisé 100 milliards de FCFA, tandis que Coris Bank apporte 28 milliards de FCFA. Orabank et Ecobank accompagneront les bénéficiaires dans le financement des cautions d’accès. La dimension sociale du projet apparaît encore plus clairement dans la réforme engagée autour de la prime de logement des fonctionnaires. Aujourd’hui, l’État consacre près de 120 milliards de FCFA par an au versement de ces allocations. Une dépense qui, selon les autorités, profite principalement au marché locatif sans permettre aux bénéficiaires de constituer un patrimoine. L’objectif est désormais de transformer progressivement cette charge budgétaire en outil d’accession à la propriété. En orientant les primes vers le remboursement de logements acquis, l’État souhaite faire émerger une nouvelle génération de propriétaires plutôt que de locataires permanents. Cette approche marque une évolution notable de la politique sociale gabonaise. Là où les mécanismes d’aide reposaient essentiellement sur des transferts financiers ou des subventions indirectes, le gouvernement privilégie désormais la création d’actifs durables pour les ménages. L’ambition dépasse d’ailleurs le seul Grand Libreville. Le groupe marocain Addoha prévoit la réalisation de 5 000 logements supplémentaires sur les sept prochaines années, tandis que des programmes ont déjà été engagés à Lambaréné, Makokou et Franceville. Pour le pouvoir, le défi sera désormais de garantir l’accessibilité réelle de ces logements aux classes moyennes et aux ménages modestes. Car si la construction des cités constitue une première étape, leur appropriation par les populations déterminera le véritable succès de cette politique. À travers Bikélé-Nzong, Brice Clotaire Oligui Nguema joue une partie importante de son projet social : faire du logement non plus une dépense de survie, mais un instrument d’ascension sociale et de sécurisation de l’avenir des familles gabonaises.

Gabon : au Centre Diagnostic de Libreville, un colloque médical débouche sur des chirurgies innovantes de la prostate

Le Centre Diagnostic de Libreville et l’Hôpital Américain de Paris ont réuni, à Libreville, ce 02 juin 2026,  médecins, chirurgiens et universitaires autour d’un colloque consacré aux avancées de la chirurgie mini-invasive. Au-delà des échanges scientifiques, cette rencontre a débouché sur la réalisation d’interventions innovantes sur des patients souffrant de pathologies de la prostate, illustrant la volonté des deux institutions de renforcer l’accès à des soins spécialisés au Gabon.   Le Centre Diagnostic de Libreville a servi de cadre à un important colloque médical organisé en partenariat avec l’Hôpital Américain de Paris. L’événement a rassemblé de nombreux professionnels de santé venus découvrir les évolutions les plus récentes en matière de chirurgie mini-invasive et réfléchir aux perspectives de développement de ces pratiques au Gabon. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le partenariat noué entre les deux institutions. D’un côté, le Centre Diagnostic, qui s’est imposé ces dernières années comme l’un des établissements privés les plus modernes du pays. De l’autre, l’Hôpital Américain de Paris, reconnu pour son expertise médicale et son rayonnement international.   Pour Loyce Olympio Fanguinoveny, président-directeur général du Centre Diagnostic, ce rapprochement répond à une ambition claire : faire bénéficier les patients gabonais des standards médicaux les plus avancés sans nécessairement recourir à des évacuations sanitaires à l’étranger. », à l’origine de cette mission au Gabon. « Après la pandémie de Covid-19, nous avons estimé qu’il était plus pertinent de déplacer l’expertise médicale vers les patients plutôt que de demander systématiquement aux patients de se déplacer vers nous. En travaillant avec des partenaires locaux solides comme le Centre Diagnostic, nous pouvons réaliser ici les mêmes interventions que celles pratiquées à Paris, avec les mêmes exigences de sécurité et de qualité », a-t-il souligné.   Cette approche permet non seulement de prendre en charge davantage de patients en un temps réduit, mais aussi d’assurer un transfert de compétences entre équipes médicales.   Cette collaboration s’inscrit dans la stratégie du Centre Diagnostic visant à développer des plateaux techniques de pointe et à promouvoir les pratiques chirurgicales les plus modernes.   Selon le professeur Steevy Ndang Ngou Milama, chirurgien urologue au CHU de Libreville et vacataire au CDL, la chirurgie mini-invasive représente aujourd’hui un enjeu majeur pour l’évolution du système de santé gabonais. « Ces techniques permettent d’obtenir les mêmes résultats thérapeutiques que la chirurgie conventionnelle tout en réduisant considérablement les douleurs, les complications et le temps de récupération », a-t-il expliqué. Le spécialiste rappelle également que le Gabon ne compte qu’une quinzaine d’urologues pour l’ensemble du territoire, dont la majorité exerce à Libreville. Dans ce contexte, les partenariats favorisant la formation continue et l’acquisition de nouvelles compétences apparaissent essentiels. Le Centre Diagnostic figure déjà parmi les établissements ayant fait le choix de développer largement la chirurgie mini-invasive. Depuis le lancement de son activité chirurgicale, plus d’une centaine d’interventions ont été réalisées selon ces techniques, avec des résultats encourageants.   L’urologie et les pathologies de la prostate constituent la première phase de cette coopération entre le Centre Diagnostic et l’Hôpital Américain de Paris. D’autres programmes sont déjà envisagés dans plusieurs spécialités, notamment la neurologie et la gastro-entérologie.   Pour les deux partenaires, l’objectif est de construire un modèle durable fondé sur l’innovation, le transfert de compétences et la proximité avec les patients.   À travers ce colloque et les interventions chirurgicales qui l’ont accompagné, le Centre Diagnostic confirme sa volonté de s’affirmer comme un acteur majeur de la médecine spécialisée au Gabon, tandis que l’Hôpital Américain de Paris renforce sa stratégie de coopération médicale internationale en Afrique. Une dynamique qui pourrait contribuer à faire émerger de nouvelles références en matière de prise en charge chirurgicale dans le pays.

Africa Day et Fête des Mères : à Libreville, Kiddy Planet célèbre l’identité africaine et la transmission des valeurs

Entre danses traditionnelles, contes, gastronomie et hommage aux mères, l’établissement Kiddy Planet – ELITE International School of Gabon a réuni élèves, familles et visiteurs autour d’une journée consacrée à la culture africaine. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de l’école de conjuguer ouverture internationale et enracinement culturel. À l’heure où les systèmes éducatifs sont confrontés au défi de former des citoyens du monde sans les couper de leurs racines, Kiddy Planet – ELITE International School of Gabon a choisi de faire de la culture africaine le cœur d’une célébration fédératrice. Organisée à l’occasion de l’Africa Day et de la Fête des Mères, la manifestation a rassemblé élèves, parents, membres de la communauté éducative et visiteurs autour d’un programme mettant en lumière la diversité et la richesse du patrimoine africain. Tout au long de la journée, les participants ont pu découvrir des jeux traditionnels, des contes populaires, des démonstrations de danses, des tenues représentatives de plusieurs cultures du continent ainsi qu’une variété de spécialités culinaires. Une immersion culturelle pensée comme un espace de découverte, mais aussi de transmission. Pour la directrice de l’établissement, Nissrin Makarem Anguilet, cette initiative répond à une ambition éducative clairement assumée. « Cette célébration d’Africa Day et de la Fête des Mères a été organisée afin de permettre à nos élèves, à leurs familles, à notre communauté scolaire ainsi qu’au grand public de découvrir et de valoriser la richesse de la culture africaine dans toute sa diversité », explique-t-elle. À travers les différentes activités proposées, l’objectif était de favoriser une meilleure connaissance des traditions, des valeurs et de l’héritage culturel qui façonnent les sociétés africaines. Au-delà du caractère festif de l’événement, la démarche s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’identité culturelle dans l’éducation. Dans un contexte de mondialisation croissante, les établissements internationaux sont souvent appelés à trouver un équilibre entre l’ouverture sur le monde et la préservation des références culturelles locales. « Dans une école internationale et bilingue comme la nôtre, il est essentiel que les enfants grandissent avec une ouverture sur le monde tout en développant une compréhension profonde de leur identité culturelle », souligne la directrice. Selon elle, la transmission des cultures constitue un levier fondamental pour construire des individus capables de s’intégrer dans un environnement multiculturel sans perdre le lien avec leur histoire et leurs origines. Cette double célébration a également permis de mettre à l’honneur les mères, figures centrales de l’éducation et de la transmission familiale. Plusieurs activités leur étaient spécialement dédiées, dans une atmosphère marquée par la reconnaissance et la convivialité. « Cette journée a également été l’occasion de rendre hommage aux mamans et de leur témoigner notre gratitude pour le rôle essentiel qu’elles jouent dans l’éducation, le bien-être et l’épanouissement des enfants », rappelle Nissrin Makarem Anguilet. À travers cette initiative, Kiddy Planet – ELITE International School of Gabon réaffirme une vision de l’éducation où l’excellence académique s’accompagne d’une valorisation du patrimoine culturel et du vivre-ensemble. Une approche qui trouve un écho particulier dans un pays comme le Gabon, riche de sa diversité ethnique et culturelle, et qui place la jeunesse au cœur des enjeux de transmission. Dans un monde où les identités se redéfinissent au contact permanent des cultures et des influences extérieures, la célébration de l’Africa Day apparaît ainsi comme bien plus qu’un rendez-vous symbolique : un rappel de l’importance de connaître ses racines pour mieux s’ouvrir aux autres.

Fête des Mères : l’élan de solidarité des épouses du Génie militaire en faveur des mamans de Ntoum

À l’heure où la société gabonaise célèbre les mères, un geste de solidarité est venu rappeler que cette fête dépasse largement le cadre des hommages symboliques. À Ntoum, l’Association des Épouses du Personnel du Génie Militaire (AEPGM) a choisi de placer la générosité et le partage au centre des célébrations, multipliant les actions en faveur des femmes et des familles. Le 28 mai dernier, la maternité de l’hôpital de Ntoum a ainsi accueilli une délégation conduite par la présidente de l’association, Ingrid Oyoughou. Dans une atmosphère empreinte d’émotion et de convivialité, les membres de l’AEPGM ont remis un important lot de dons composé de produits de première nécessité destinés aux mères, aux nouveau-nés ainsi qu’au personnel soignant. On y retrouve d’importantes quantités de tensiomètres, matelas, draps, gants, pèses bébés, packs d’eau minérale, couches, balais de douches,serviettes etc. À travers cette initiative, l’association a souhaité témoigner son soutien aux femmes qui donnent la vie, mais également saluer l’engagement quotidien des professionnels de santé. Une démarche qui s’inscrit dans une vision de proximité et d’entraide, fondée sur les valeurs de solidarité et de cohésion sociale. « Nous avons voulu marquer cette période de la Fête des Mères par une action concrète en faveur de celles qui traversent l’un des moments les plus importants de leur existence », a expliqué Ingrid Oyoughou, soulignant que l’association entend faire du soutien aux populations vulnérables un axe majeur de son engagement citoyen. Selon elle, cette initiative traduit également l’attachement de l’AEPGM aux valeurs de partage et d’assistance mutuelle promues par la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema. Du côté de l’établissement hospitalier, le geste a été accueilli avec gratitude. Les responsables de la maternité ont salué une contribution qui vient renforcer les efforts déployés au quotidien pour améliorer l’accueil et l’accompagnement des mamans et de leurs enfants. Ils ont notamment souligné que ce type d’initiative apporte non seulement un soutien matériel, mais également un réconfort moral aux bénéficiaires. Mais l’engagement de l’Association des Épouses du Personnel du Génie Militaire ne s’est pas arrêté aux portes de l’hôpital. Deux jours plus tard, le samedi 30 mai, les festivités se sont poursuivies dans un cadre plus récréatif à la Cocoteraie, à l’occasion d’une journée spécialement dédiée aux mères. Dès les premières heures de la matinée, les participantes se sont retrouvées au camp Baraka, point de rassemblement, avant de prendre part, du coté d’Akanda, au nord du grand Libreville, à une séance de fitness placée sous le signe du bien-être et de la convivialité. Entre exercices physiques, moments de détente et échanges fraternels, cette rencontre a permis aux membres de l’association de célébrer la maternité dans une ambiance festive, loin des contraintes du quotidien. À travers cette double initiative, mêlant action sociale et moments de partage, l’AEPGM a donné un sens particulier à la Fête des Mères 2026. Une célébration qui, au-delà des discours, a mis en lumière l’importance de la solidarité envers celles qui portent, accompagnent et façonnent les générations futures. Dans un contexte où les besoins sociaux demeurent nombreux, l’association rappelle ainsi que les gestes les plus simples sont parfois ceux qui laissent les empreintes les plus durables.

À Akanda, le groupe scolaire Kiddy Planet lance “Elite International School of Gabon” et affiche ses ambitions internationales

Le groupe scolaire Kiddy Planet a officiellement dévoilé, à Akanda, son nouveau campus baptisé “Elite International School of Gabon”, marquant une nouvelle étape dans son développement éducatif. Lors d’une cérémonie réunissant autorités administratives, diplomatiques et acteurs du secteur éducatif, les responsables de l’établissement ont présenté un projet axé sur une éducation bilingue, ouverte sur l’international et fondée sur les standards pédagogiques de l’IB et de la méthode Montessori. À travers cette cérémonie de lancement, organisée en prélude à l’année académique 2026-2027, le groupe scolaire entend consolider son positionnement dans le paysage éducatif gabonais. Dans son mot de bienvenue, la directrice générale, Mme Nissrin Makarem Anguilet, a présenté ce nouveau campus comme l’aboutissement d’« une vision éducative ambitieuse », pensée pour accompagner les élèves « jusqu’au secondaire dans un cadre moderne et structuré ». Depuis 2018, le groupe Kiddy Planet s’est développé autour d’une approche inspirée de la pédagogie Montessori, mettant l’accent sur l’autonomie, la créativité et le suivi individualisé des élèves. L’établissement a ensuite intégré les standards internationaux de l’International Baccalaureate (IB) au niveau primaire, devenant une “École du Monde de l’IB”. Avec la création d’Elite International School of Gabon, les promoteurs du projet souhaitent désormais assurer une continuité pédagogique complète et renforcer leur ouverture vers l’international. « Notre ambition est de former des apprenants autonomes, responsables et préparés aux défis du monde de demain », a déclaré Mme Anguilet devant les invités, parmi lesquels figuraient le maire de la commune d’Akanda, des représentants diplomatiques ainsi que des responsables du ministère de l’Éducation nationale. Un projet éducatif aligné sur les priorités nationales Dans son allocution, le président du Conseil d’administration du groupe scolaire, le Vénérable Jean Bosco Ndjounga, a insisté sur la dimension stratégique de l’éducation dans le développement du pays. Il a rappelé que le projet s’inscrivait dans la volonté des autorités gabonaises de renforcer le capital humain et la formation de la jeunesse. « L’éducation demeure le socle fondamental du développement des nations et du rapprochement des peuples dans un monde ouvert et harmonieux », a-t-il affirmé. Le responsable a également souligné le rôle du Conseil d’administration dans la définition des orientations pédagogiques et dans la garantie des standards de qualité de l’établissement. Selon lui, Elite International School of Gabon représente « une étape décisive » dans la consolidation d’un parcours éducatif complet et sécurisé. Cette orientation traduit une tendance croissante observée dans plusieurs capitales africaines : celle d’un développement des établissements privés misant sur des référentiels internationaux afin de répondre aux attentes d’une classe moyenne urbaine de plus en plus attentive à la qualité de l’enseignement et à l’employabilité future des élèves. Ouverture des inscriptions pour 2026-2027 La cérémonie a également servi de cadre à l’annonce officielle de l’ouverture des inscriptions pour l’année académique 2026-2027. Les responsables du groupe ont assuré vouloir poursuivre les investissements dans les infrastructures et le renforcement des équipes pédagogiques. Devant les parents d’élèves, Jean Bosco Ndjounga a promis « un encadrement rigoureux » et une amélioration continue des conditions d’apprentissage. Au-delà du lancement institutionnel, cette initiative illustre les mutations en cours dans le système éducatif gabonais, où les établissements privés cherchent de plus en plus à conjuguer ancrage local et standards internationaux. Reste désormais à voir si cette dynamique permettra d’élargir durablement l’accès à une éducation de qualité dans un contexte où les enjeux de formation et d’employabilité des jeunes demeurent centraux pour le Gabon.