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Gabon : derrière la question écrite à l’Assemblée nationale française, les raisons d’une polémique jugée infondée par Libreville

À Paris, une question écrite déposée à l’Assemblée nationale française a relancé les critiques sur la situation politique et sociale au Gabon. Mais à Libreville, les autorités dénoncent une lecture jugée partiale et rappellent qu’il s’agit d’une initiative parlementaire isolée, sans valeur de position officielle de l’État français. Pour le gouvernement gabonais, la polémique repose sur une accumulation d’approximations et de raccourcis qui ne reflètent ni la réalité institutionnelle ni la dynamique de transition en cours. Le texte du député Arnaud Le Gall évoque un prétendu « tournant autoritaire » au Gabon, citant notamment des restrictions de libertés publiques et des tensions sociales. Mais côté gabonais, on insiste sur un point central : la confusion entre débat politique et fonctionnement de l’État de droit. La procédure visant l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze est ainsi présentée comme une affaire strictement judiciaire, ouverte par le parquet dans le cadre de faits financiers présumés, et non comme une persécution politique. Le président de la République s’en serait d’ailleurs publiquement désolidarisé, au nom du principe de séparation des pouvoirs. Autre point de friction : la suspension des réseaux sociaux décidée en février 2026. Les autorités gabonaises rappellent qu’il s’agit d’une mesure administrative prise face à des désordres informationnels majeurs, puis encadrée par une base légale adoptée par le Parlement de transition le 23 juin. Loin d’une restriction arbitraire, Libreville met en avant un processus de régulation assumé, présenté comme une réponse de souveraineté numérique et de protection des populations, notamment les plus jeunes. Sur le plan social, le gouvernement conteste également les chiffres avancés dans la question parlementaire, estimant qu’ils ne reposent sur aucune source officielle vérifiable. Sans nier les difficultés héritées, les autorités mettent en avant plusieurs mesures récentes : lutte contre la vie chère, investissements dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, remboursement d’épargnants ou encore réformes structurelles engagées dans le cadre de la transition. Pour Libreville, la lecture alarmiste ne tient pas compte des dynamiques de correction déjà en cours. La dimension économique et minière constitue un autre point central du désaccord. Les critiques portent notamment sur les discussions autour d’une éventuelle prise de participation dans le groupe Eramet. Mais les autorités gabonaises insistent sur une lecture stratégique différente : l’enjeu n’est pas seulement financier, mais industriel et souverain. Le cœur du dossier réside dans la transformation locale du manganèse, notamment à travers des actifs structurants comme Comilog et la Setrag, considérés comme essentiels à la chaîne de valeur nationale. Enfin, concernant les relations avec Paris, Libreville rappelle qu’une question écrite parlementaire ne saurait être assimilée à une position officielle de la diplomatie française. La visite annoncée du président de la transition en juillet 2026 s’inscrit, selon les autorités, dans une logique de dialogue d’État à État, et non dans une logique d’approbation politique. Dans ce cadre, la posture gabonaise consiste à dissocier clairement la coopération stratégique des interprétations politiques internes étrangères. Au final, pour les autorités gabonaises, cette polémique révèle moins une crise diplomatique qu’un décalage d’interprétation. Entre une transition politique qui se veut réformatrice et des lectures externes souvent fragmentées, Libreville entend imposer son récit : celui d’un État en recomposition, engagé dans des réformes structurelles et attaché à sa souveraineté institutionnelle, économique et numérique.

Du camp de Gaulle au manganèse : à Paris, Oligui Nguema redessine les contours du partenariat stratégique entre le Gabon et la France

Pour sa première visite d’État en France depuis son élection à la tête du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema a obtenu la signature de plusieurs accords structurants avec Emmanuel Macron. De la rétrocession progressive du camp de Gaulle à la transformation locale du manganèse, Libreville veut inscrire une nouvelle relation avec Paris, fondée sur la souveraineté économique et militaire. Le symbole est fort. Quelques mois après avoir franchi une première fois les portes de l’Élysée, au printemps 2024, alors qu’il dirigeait encore la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema y est revenu lundi 20 juillet 2026 avec un nouveau statut : celui de président élu de la République gabonaise. Face à Emmanuel Macron, le chef de l’État gabonais a ouvert une visite d’État de trois jours en France placée sous le signe de la refondation du partenariat entre les deux pays. Au cœur des discussions : la coopération militaire, la transformation industrielle du manganèse et l’évolution des relations économiques entre Libreville et Paris. Trois accords ont été signés lors de cette première journée, marquant une volonté commune d’ouvrir une nouvelle séquence dans une relation longtemps structurée autour de la présence militaire française et de l’exploitation des ressources naturelles. Le camp de Gaulle, symbole d’une nouvelle souveraineté militaire Une lettre d’intention portant sur sa cession au Gabon a été signée entre les deux États. Le site, historiquement utilisé par les forces françaises, doit progressivement changer de statut, conformément à la volonté exprimée par Libreville de reprendre pleinement la maîtrise foncière de cette emprise stratégique. Le gouvernement gabonais souhaite notamment obtenir le transfert du titre foncier relatif au camp, son changement de dénomination et une évolution profonde du modèle de coopération militaire avec la France. À terme, la présence française devrait se recentrer sur un rôle de formation et d’accompagnement technique, plutôt que sur un dispositif militaire permanent. « Il s’agit d’une évolution naturelle de notre relation de défense, qui doit désormais correspondre aux réalités actuelles et aux aspirations souveraines du Gabon », explique une source proche de la délégation gabonaise. Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large engagé par Libreville depuis la fin du régime de transition : redéfinir les partenariats internationaux sur une base d’intérêts réciproques. Le manganèse au cœur du nouveau pacte économique Autre dossier majeur de cette visite : l’avenir du manganèse gabonais. Un protocole d’accord a été signé entre le gouvernement gabonais, Eramet et sa filiale Comilog pour accélérer la transformation locale de cette ressource stratégique. Le Gabon, deuxième producteur mondial de manganèse, souhaite désormais dépasser le modèle d’exportation du minerai brut et développer une industrie de transformation capable de générer davantage de valeur ajoutée sur son territoire. L’objectif fixé est ambitieux : transformer jusqu’à 700 000 tonnes de manganèse par an d’ici 2031. Cette orientation traduit la volonté de Libreville de faire évoluer le rôle du pays dans la chaîne mondiale des minerais stratégiques, notamment dans un contexte marqué par la transition énergétique et la demande croissante en matériaux nécessaires aux batteries et aux industries de pointe. Mais cette ambition a également donné lieu à plusieurs mois de discussions avec le groupe minier français Eramet. Le calendrier initial défendu par les autorités gabonaises, prévoyant une accélération rapide de la transformation locale, a été jugé exigeant par la partie industrielle, compte tenu des investissements lourds nécessaires dans les infrastructures énergétiques et métallurgiques. L’accord signé à Paris établit désormais une feuille de route commune, avec des engagements progressifs et un suivi régulier des projets. Au-delà des accords techniques, cette visite d’État porte une dimension politique majeure. Depuis son arrivée au pouvoir après la transition ouverte en août 2023, Brice Clotaire Oligui Nguema a multiplié les signaux en faveur d’une diplomatie davantage centrée sur la souveraineté nationale et la diversification des partenariats. La France, partenaire historique du Gabon, demeure un acteur économique et diplomatique majeur, mais Libreville entend désormais négocier une relation moins verticale, marquée par davantage de réciprocité. À Paris, les deux présidents ont affiché leur volonté de construire une coopération adaptée aux nouveaux enjeux : sécurité régionale, transition énergétique, industrialisation et développement économique. « Le partenariat entre nos deux pays doit continuer à évoluer pour répondre aux ambitions du Gabon et aux défis communs auxquels nous sommes confrontés », a déclaré Emmanuel Macron lors des échanges avec son homologue gabonais. La séquence parisienne doit également comporter un rendez-vous avec la communauté gabonaise installée en France. Cette rencontre avec la diaspora constitue un moment attendu par les ressortissants gabonais, qui représentent l’une des communautés africaines les plus importantes dans l’Hexagone. Le chef de l’État gabonais devrait y présenter les grandes orientations de son mandat et échanger sur les attentes de cette population, notamment sur les questions économiques, consulaires et de participation au développement national. La visite d’État de Brice Clotaire Oligui Nguema en France dépasse donc le cadre protocolaire. Elle acte une série de changements concrets : une évolution de la coopération militaire, un nouveau modèle industriel autour du manganèse et une volonté affichée de moderniser le partenariat franco-gabonais. Reste désormais l’épreuve de la mise en œuvre. La transformation des engagements signés à Paris en réalisations concrètes dépendra de la capacité des deux pays à lever les obstacles industriels, financiers et énergétiques. Entre la restitution annoncée du camp de Gaulle et le défi de transformer localement une partie significative du manganèse gabonais, Libreville veut faire de cette visite un marqueur d’une nouvelle étape de sa souveraineté économique et stratégique.

18 000 Gabonais réunis, 15 000 soins offerts : le NGORI des Vacances marque les retrouvailles entre Junior Bongo et les Gabonais

Une semaine de célébration populaire marquée par des actions sociales, 18 000 participants au festival et 15 000 soins médicaux gratuits : Omar Denis Junior Bongo Ondimba entend inscrire cette dynamique de proximité dans la durée. Au-delà d’une célébration familiale, le mariage d’Omar Denis Junior Bongo Ondimba avec Julia Otto Mbongo aura été pensé comme un moment de rencontre avec les populations. Avec Le NGORI des Vacances, organisé à la Baie des Rois à Libreville, le 18 juillet 2026, le promoteur de l’événement a voulu transformer une cérémonie privée en une initiative populaire mêlant culture, solidarité et partage. Une mobilisation qui, selon les organisateurs, a trouvé son public. Pendant plusieurs jours, les actions menées en marge de cette célébration ont placé la solidarité au cœur du dispositif. La campagne médicale organisée à la Polyclinique El Rapha a permis de réaliser 15 000 soins gratuits en trois jours, mobilisant des professionnels de santé autour de consultations et de prises en charge dans plusieurs spécialités.   Une opération qui s’inscrit dans une volonté affichée de faire de cet événement un moment utile au-delà de la fête. « Cette célébration devait avoir un sens pour nos compatriotes. Il ne s’agissait pas seulement de partager un moment de joie, mais aussi de poser des actes concrets », expliquent les organisateurs. De l’eau potable aux actions sociales : une empreinte durable La semaine de solidarité s’est également traduite par des réalisations dans des secteurs essentiels du quotidien. Un premier forage d’eau potable a été achevé dans le quartier Bel Air Tchad, répondant aux besoins des habitants en matière d’accès à cette ressource fondamentale. Un second forage est actuellement en cours de réalisation dans le secteur de Derrière l’École normale, à Akébé. À ces initiatives s’ajoutent plusieurs actions sociales : la prise en charge de l’évacuation sanitaire d’urgence d’une fillette de 9 ans atteinte d’une pathologie nécessitant des soins spécialisés, la distribution de kits scolaires et alimentaires au bénéfice des familles et des jeunes, ainsi que le déploiement de solutions énergétiques de proximité pour accompagner certaines populations confrontées aux difficultés d’approvisionnement électrique. Des actes présentés comme une manière de prolonger l’esprit de la célébration. « Le choix de célébrer ce mariage au Gabon, sur cette terre qui l’a vu naître et grandir, traduit une volonté de partager ce moment avec ses frères et sœurs gabonais », souligne l’entourage du principal intéressé. Le NGORI des Vacances, un festival populaire qui a rassemblé 18 000 personnes Point d’orgue de cette séquence, Le NGORI des Vacances a réuni près de 18 000 personnes autour d’un programme entièrement gratuit et ouvert à tous. Concerts d’artistes gabonais, animations culturelles, espaces dédiés aux enfants, marché artisanal, restauration et activités familiales ont rythmé cette journée de rassemblement. Plus de 2 000 repas ont également été distribués gratuitement aux participants, renforçant la dimension populaire revendiquée par les organisateurs. L’événement a également servi de vitrine aux acteurs culturels et économiques locaux, en mettant en avant les talents artistiques gabonais, la gastronomie et le savoir-faire national. Une approche qui vise à associer célébration culturelle et soutien à l’économie locale, notamment dans les secteurs de l’événementiel, de la restauration, de l’artisanat et des prestations techniques. Une mobilisation importante sous contrôle sécuritaire Cette affluence, venue de plusieurs quartiers du Grand Libreville, a nécessité un dispositif organisationnel adapté. La gestion des flux, l’accueil du public et la sécurisation du site ont constitué des enjeux majeurs pour les équipes mobilisées. Grâce à la coordination entre les forces de sécurité, les équipes d’organisation et les différents intervenants techniques, la manifestation s’est déroulée dans de bonnes conditions. Aucun incident majeur ni blessé n’a été enregistré, selon les informations communiquées par les organisateurs. Cette réussite logistique apparaît comme l’un des enseignements de cette première édition d’un format inédit, mêlant événement privé, rassemblement populaire et actions sociales. Entre actions sociales, initiatives de proximité et rassemblement culturel, cette séquence aura permis de créer un lien direct avec les populations. Reste désormais à voir comment cette dynamique sera structurée dans les prochains mois et quelle place occupera ce futur congrès dans la stratégie de dialogue annoncée avec les citoyens. En bref 15 000 soins médicaux gratuits réalisés en trois jours à la Polyclinique El Rapha. Deux forages d’eau potable engagés, dont un déjà achevé à Bel Air Tchad et un second en cours à Akébé. 18 000 participants réunis au NGORI des Vacances à la Baie des Rois. Plus de 2 000 repas distribués gratuitement aux participants. Une évacuation sanitaire d’urgence prise en charge pour une enfant de 9 ans. Des kits scolaires et alimentaires distribués aux familles et aux jeunes. Des solutions énergétiques de proximité déployées auprès des populations.

700 000 tonnes de manganèse transformées d’ici 2031 : Oligui Nguema fait plier Eramet à Paris

À Paris, sous les ors de l’Élysée, Libreville et Eramet ont scellé une nouvelle étape dans leur feuille de route industrielle. Le protocole d’accord signé le 20 juillet prévoit d’accélérer la transformation locale du manganèse gabonais, avec l’ambition de faire émerger une filière à plus forte valeur ajoutée, créatrice d’emplois et davantage intégrée à l’économie nationale. La scène est hautement symbolique. Réunis à l’Élysée en présence du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et de son homologue français Emmanuel Macron, Eramet et sa filiale gabonaise Comilog ont signé, lundi 20 juillet, un protocole d’accord avec l’État gabonais consacré au développement de la chaîne de valeur du manganèse. Derrière cet accord, un objectif stratégique : parvenir à transformer jusqu’à 700 000 tonnes de minerai par an au Gabon à l’horizon fin 2031, contre une activité encore largement orientée vers l’extraction et l’exportation du minerai brut. Cette signature intervient après plusieurs mois de discussions entre Libreville et le groupe minier français autour d’un enjeu central pour les autorités gabonaises : la transformation locale des ressources naturelles afin d’augmenter la valeur créée sur le territoire national. Le protocole d’accord établit une « feuille de route commune » entre les deux partenaires, selon Eramet, avec une méthode de travail destinée à identifier et développer des projets industriels « rentables, créateurs de valeur ajoutée et d’emplois durables ». Pour le gouvernement gabonais, l’enjeu dépasse la seule production minière. Il s’agit d’inscrire le manganèse dans une logique de souveraineté économique, alors que le pays dispose de l’un des principaux gisements mondiaux de ce minerai stratégique. Depuis plusieurs années, Comilog exploite le manganèse de Moanda, dans le Haut-Ogooué. L’entreprise dispose déjà d’installations de transformation avec le Complexe industriel de Moanda, opérationnel depuis 2000, et le Complexe métallurgique de Moanda (CMM), lancé en 2015. Mais les autorités gabonaises souhaitent franchir une nouvelle étape : passer d’un modèle centré sur l’extraction à une industrie capable de produire davantage de matériaux transformés, notamment pour répondre aux besoins liés à la transition énergétique mondiale. L’accord repose sur un principe de responsabilités partagées entre l’État et l’entreprise. Libreville devra notamment garantir des conditions énergétiques compétitives, un facteur déterminant pour la viabilité des projets métallurgiques, particulièrement énergivores. De son côté, Eramet conservera la responsabilité d’évaluer la rentabilité économique des différents investissements envisagés. Chaque projet restera soumis à une décision finale d’investissement. Un comité de suivi tripartite réunissant l’État gabonais, Eramet et Comilog sera chargé de suivre l’avancement des travaux. Cette instance devra se réunir au minimum une fois par trimestre afin d’évaluer les progrès réalisés. La feuille de route prévoit l’étude de trois grands scénarios industriels. Le premier concerne la construction d’une usine d’oxyde de manganèse dans la région de Libreville. Ce matériau, utilisé notamment dans les batteries de véhicules électriques et certains aciers haute performance, pourrait représenter une nouvelle étape dans l’intégration du Gabon aux chaînes industrielles mondiales. Le projet prévoit une première capacité de production estimée à 10 000 tonnes par an, avec une mise en service envisagée d’ici fin 2028. En fonction des débouchés commerciaux, plusieurs extensions pourraient porter la capacité à 50 000 tonnes supplémentaires chacune. Deuxième chantier : la modernisation du Complexe métallurgique de Moanda. L’objectif est de réhabiliter ce site stratégique afin de permettre une reprise progressive de l’activité, avec une capacité pouvant atteindre 70 000 tonnes d’alliages de manganèse par an à partir de 2029. Enfin, le projet le plus ambitieux porte sur la construction d’une nouvelle usine d’alliages de manganèse d’une capacité pouvant atteindre 265 000 tonnes par an, implantée près de la façade maritime. Sa mise en service est envisagée pour 2031, sous réserve de la conclusion d’une convention d’investissement spécifique et de la sécurisation des infrastructures énergétiques et logistiques. L’accord ne se limite pas à la transformation métallurgique. Il intègre également un volet environnemental avec le développement d’une filière de biocharbon produit à partir de coproduits de l’industrie forestière. Cette technologie vise à remplacer progressivement le coke métallurgique importé utilisé dans les procédés industriels, afin de réduire l’empreinte carbone de la production de manganèse. Un four pilote fonctionne déjà depuis juillet 2026 à Lastourville, en partenariat avec Precious Woods. Une unité industrielle d’une capacité de 10 000 tonnes par an est également envisagée à l’horizon 2029. « Fabriqué au Gabon », un fonds pour stimuler l’écosystème industriel Autre annonce majeure : la création d’un fonds d’amorçage industriel baptisé « Fabriqué au Gabon » par Eramet et Comilog. Ce mécanisme doit accompagner l’émergence d’entreprises locales capables de participer à la chaîne industrielle autour du manganèse et contribuer, à terme, à la création de près de 3 000 emplois. « Le résultat est là : une feuille de route ambitieuse, co-construite avec les autorités », a déclaré Christel Bories, présidente-directrice générale d’Eramet, saluant « la volonté souveraine du Gabon d’accroître la transformation locale de ses ressources ». Au-delà de l’accord industriel, cette coopération constitue un test pour la stratégie économique défendue par Libreville : faire davantage bénéficier l’économie nationale de ses ressources naturelles. Pour le Gabon, l’enjeu est désormais de transformer les annonces en réalisations concrètes : sécuriser l’énergie, mobiliser les investissements, développer les compétences locales et créer un tissu industriel durable. La prochaine échéance sera donc celle de la mise en œuvre. Car derrière les objectifs fixés pour 2031, se joue une question centrale : le manganèse gabonais restera-t-il une richesse extraite du sous-sol ou deviendra-t-il le moteur d’une nouvelle industrie nationale ?

Antô Winners Days : à Libreville, les femmes africaines revendiquent leur place au cœur de la transformation du continent

Leadership, innovation, entrepreneuriat et impact social sont au centre de la 7ᵉ édition des Antô Winners Days, officiellement lancée samedi 18 juillet à la Maison Georges Rawiri. Un rendez-vous qui célèbre les parcours féminins et ambitionne de faire émerger une nouvelle génération de femmes leaders en Afrique. Libreville – Elles sont entrepreneures, dirigeantes, responsables associatives, actrices de la société civile ou encore porteuses de projets innovants. Toutes partagent une même ambition : faire entendre la voix des femmes africaines et renforcer leur rôle dans les dynamiques de transformation du continent. C’est dans cette dynamique que la Maison Georges Rawiri a accueilli, samedi 18 juillet 2026, la cérémonie d’ouverture de la 7ᵉ édition des Antô Winners Days, un événement désormais inscrit comme un rendez-vous majeur de valorisation du leadership féminin au Gabon. Placée sous le thème « Femmes africaines en action : Leadership, Innovation et Impact », cette nouvelle édition réunit pendant plusieurs jours des profils venus d’horizons différents autour d’un objectif commun : créer un espace de réflexion, de partage d’expériences et de transmission entre générations. Présente lors de cette cérémonie inaugurale, la marraine de cette 7ᵉ édition, Emrie Mondos, aux côtés de la présidente de la plateforme Antô Winners, Frédérique Eyang Beyeme, a rappelé l’importance de multiplier les espaces permettant aux femmes de partager leurs expériences et de renforcer leurs capacités. Au-delà de la célébration des réussites individuelles, les Antô Winners Days portent un message collectif : celui d’une femme africaine actrice du changement, capable d’innover, de diriger et de contribuer pleinement au développement économique et social de ses communautés. Temps fort de cette journée d’ouverture : un panel de haut niveau réunissant cinq intervenantes issues de secteurs variés. À travers leurs témoignages, les participantes ont partagé leurs trajectoires, leurs réussites mais aussi les obstacles rencontrés sur leurs parcours professionnels. Des échanges qui ont mis en lumière plusieurs leviers essentiels à l’émergence du leadership féminin : la formation continue, la persévérance, le mentorat et la création de réseaux solides. Les discussions ont également abordé des enjeux majeurs comme l’accès des femmes aux postes de décision, l’autonomisation économique, l’entrepreneuriat féminin et la nécessité d’encourager les jeunes filles à croire davantage en leur potentiel. Au fil des interventions, un constat s’est imposé : le leadership féminin ne se décrète pas, il se construit à travers l’engagement, l’audace et la capacité à porter des solutions nouvelles. Venues nombreuses assister à cette première journée, les participantes ont activement pris part aux échanges, témoignant de l’intérêt grandissant autour des questions liées à la place des femmes dans les sociétés africaines. Jusqu’au 25 juillet, les Antô Winners Days proposeront une série d’activités comprenant des conférences, des ateliers, des rencontres professionnelles et des sessions de réseautage destinées à renforcer les compétences et les connexions entre femmes engagées. À travers cette 7ᵉ édition, la plateforme Antô Winners confirme son ambition : contribuer à faire émerger une génération de femmes leaders capables d’influencer positivement les décisions, de développer des initiatives innovantes et de participer durablement à la construction de l’Afrique de demain.

Avec Air France, Fly Gabon vise Paris : le pari aérien qui peut changer l’économie gabonaise

À Paris, le président Brice Clotaire Oligui Nguema poursuit une diplomatie économique où chaque rencontre est pensée comme un levier de développement. Son entretien avec Anne Rigail, directrice générale d’Air France, s’inscrit dans la stratégie de relance du transport aérien gabonais. Au cœur des discussions : un partenariat commercial entre Air France et Fly Gabon qui pourrait ouvrir à la compagnie nationale les portes du réseau international et renforcer l’attractivité économique du Gabon. Derrière le protocole de la visite d’État et les honneurs républicains, Brice Clotaire Oligui Nguema poursuit un objectif précis : faire de la diplomatie un outil de transformation économique. Depuis son arrivée en France, le chef de l’État enchaîne les rencontres avec les dirigeants de grandes entreprises françaises, cherchant à convertir les échanges politiques en partenariats structurants pour le Gabon. L’entretien accordé à Anne Rigail, directrice générale d’Air France, illustre cette démarche. Les discussions ont porté sur la conclusion, avant la fin de l’année, d’un accord de partage de codes entre Air France et Fly Gabon. Une fois signé, cet accord permettra à la compagnie nationale gabonaise de commercialiser des billets vers Paris sous son propre code, tout en offrant à ses passagers un accès simplifié au vaste réseau international d’Air France. Au-delà de son aspect technique, ce partenariat représente une avancée stratégique. Pour une jeune compagnie comme Fly Gabon, s’associer à l’un des principaux transporteurs européens constitue un accélérateur de crédibilité, de visibilité et de compétitivité. C’est aussi un moyen d’améliorer la connectivité du Gabon avec l’Europe, l’Amérique, le Moyen-Orient et l’Asie, grâce aux correspondances opérées depuis le hub parisien. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large portée par Brice Clotaire Oligui Nguema depuis son arrivée à la tête de l’État : reconstruire les infrastructures économiques du pays et faire du transport un moteur de croissance. Après le renforcement progressif de la flotte de Fly Gabon et les investissements engagés pour moderniser le secteur aérien, ce rapprochement avec Air France traduit la volonté de hisser la compagnie nationale aux standards internationaux. Les enjeux dépassent largement le secteur de l’aviation. Une meilleure desserte internationale est susceptible de faciliter les déplacements des investisseurs, d’accroître les flux touristiques, de soutenir les échanges commerciaux et d’améliorer la compétitivité des entreprises gabonaises. Dans un contexte où les États africains cherchent à renforcer leur intégration économique, la connectivité devient un facteur déterminant de développement. Pour Libreville, le transport aérien n’est donc plus seulement un service ; il devient un instrument de politique économique. En multipliant les partenariats avec des acteurs de référence, les autorités ambitionnent de faire du Gabon une plateforme logistique et commerciale en Afrique centrale, capable de capter davantage de flux de passagers, de marchandises et d’investissements. La visite présidentielle à Paris témoigne ainsi d’une méthode assumée : mobiliser les relations internationales pour soutenir les priorités nationales. Dans cette logique, le futur partenariat entre Air France et Fly Gabon apparaît comme l’une des retombées les plus concrètes de cette séquence diplomatique. Si les négociations aboutissent dans les délais annoncés, Fly Gabon franchira une étape majeure de son développement. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, l’enjeu dépasse la signature d’un simple accord commercial : il s’agit de démontrer que le renouveau économique du Gabon passe aussi par sa capacité à se connecter durablement aux grandes routes aériennes mondiales. Dans cette perspective, le ciel devient un levier de souveraineté économique autant qu’un vecteur d’ouverture sur le monde.

Transport aérien: FlyGabon s’offre son premier Boeing 737 pour conquérir le ciel africain

Après avoir consolidé son réseau régional autour d’une flotte de turbopropulseurs ATR, FlyGabon s’apprête à franchir un cap stratégique. Selon les informations de NewsAero, la compagnie, détenue majoritairement par l’État gabonais, est sur le point d’intégrer son premier Boeing 737-700. Une acquisition qui marque une évolution majeure de son modèle opérationnel et traduit l’ambition de Libreville de renforcer la souveraineté du pays dans le transport aérien en Afrique. Depuis son lancement , FlyGabon a construit son développement autour d’une flotte composée essentiellement d’appareils ATR, particulièrement adaptés aux dessertes domestiques et régionales. Ce choix répondait aux contraintes du marché gabonais, caractérisé par des distances relativement courtes, un réseau d’aéroports secondaires et une volonté de réduire les coûts d’exploitation. En juillet 2025, la compagnie a lancé son premier vol vers l’Afrique du Sud après l’acquisition d’un Airbus A320. Un vol inaugural qui lançait les prémices d’une ambition africaine bien affirmée. L’arrivée prochaine d’un Boeing 737-700 constitue donc bien plus qu’un simple renforcement de flotte. Elle symbolise une montée en gamme pour le transporteur national, qui affiche désormais son intention de se positionner sur des liaisons internationales de plus grande capacité. Selon NewsAero, l’appareil concerné est un Boeing 737-700 (MSN 38962), âgé de quatorze ans. Il a effectué l’essentiel de sa carrière sous les couleurs de China Southern Airlines, où il était immatriculé B-5291. Retiré du service commercial en décembre 2025, il a d’abord été stocké à Urumqi avant d’être transféré à Abu Dhabi le 10 juillet, dernière étape avant une probable livraison au Gabon. L’appareil est enregistré au nom de J7-241 INVEST SAS, une entité qui siège au conseil d’administration d’Afrijet/FlyGabon depuis octobre 2024. Ce montage illustre l’implication d’investisseurs partenaires dans la stratégie de développement de la compagnie, tout en maintenant une gouvernance dominée par l’État gabonais, actionnaire à hauteur de 56 % aux côtés d’Afrijet Business Service. Au-delà de la seule acquisition, cette opération révèle une orientation stratégique clairement assumée. Avec un Boeing 737, FlyGabon disposera pour la première fois d’un appareil capable d’offrir davantage de sièges, une autonomie supérieure et des coûts plus compétitifs sur des lignes à forte demande. La compagnie ne cache d’ailleurs pas ses ambitions. Toujours selon les informations publiées par NewsAero, d’autres Boeing 737-700 pourraient rejoindre la flotte dans les prochains mois afin de soutenir l’expansion de son réseau international. Cette évolution intervient dans un contexte où FlyGabon multiplie les ouvertures de lignes régionales. Après Port Harcourt, Cotonou et Johannesburg, la compagnie a récemment lancé une desserte vers Lagos, l’une des plus importantes plateformes économiques d’Afrique de l’Ouest. Elle poursuit également ses opérations vers plusieurs capitales d’Afrique centrale, cherchant progressivement à faire de Libreville un point de connexion régional. Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par les autorités gabonaises pour renforcer les infrastructures de transport et réduire la dépendance du pays vis-à-vis des compagnies étrangères sur certaines liaisons stratégiques. La flotte actuelle reflète encore cette phase de transition. FlyGabon exploite aujourd’hui quatre ATR72-600, dont un immobilisé, un ATR42-600 ainsi qu’un ATR42-500, resté inactif pendant plusieurs mois. Pour répondre à la demande sur certaines destinations, la compagnie s’appuie également sur deux appareils loués auprès d’opérateurs sud-africains : un Bombardier CRJ-900ER de Cemair et un Airbus A320-200 de Global Aviation. L’intégration d’un Boeing permettrait ainsi de réduire progressivement le recours à des capacités louées tout en offrant davantage de flexibilité opérationnelle. Au-delà de l’aspect technique, cette acquisition constitue un signal adressé au marché. Dans un secteur aérien africain marqué par une concurrence accrue et des difficultés financières récurrentes, le développement d’une compagnie nationale capable d’assurer des dessertes régionales et internationales demeure un enjeu économique autant que politique. Pour le Gabon, l’objectif dépasse la simple croissance commerciale de FlyGabon. Il s’agit aussi de renforcer l’attractivité du pays, de soutenir les échanges économiques et de consolider la position de Libreville comme plateforme de mobilité en Afrique centrale. L’arrivée annoncée du premier Boeing 737 ne transformera pas, à elle seule, le paysage aérien gabonais. Mais elle marque incontestablement une étape importante dans la construction d’une compagnie nationale qui entend désormais jouer dans une autre catégorie. Le véritable défi sera désormais de convertir cette montée en puissance en performances opérationnelles durables, dans un secteur où la rentabilité reste l’un des principaux défis des transporteurs africains.

120 milliards FCFA pour le poulet gabonais : le gouvernement accélère avant l’interdiction des importations en 2027

À moins de six mois de l’entrée en vigueur de l’interdiction des importations de poulets de chair, prévue le 1er janvier 2027, le gouvernement gabonais affine sa stratégie pour réussir ce tournant majeur de sa politique agricole. Lors de la conférence de presse de Théophane Nzame Nze Biyoghe, porte-parole de la Présidence de la République, cette mesure, déjà actée en Conseil des ministres, a été remise au cœur des priorités de l’exécutif à travers la présentation d’un Plan opérationnel d’urgence pour la filière avicole, doté d’un financement de 120 milliards de francs CFA sur deux ans. En revenant sur le bilan de la première année d’action du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le porte-parole a insisté sur les moyens mobilisés pour accompagner une réforme appelée à transformer durablement le marché de la volaille au Gabon. L’objectif est clair : permettre à la production nationale de prendre le relais des importations dès l’entrée en application de cette décision. Au cours de cette conférence de presse, la Présidence a rappelé que plusieurs outils ont déjà été déployés pour préparer cette transition. Une base de données nationale de la filière avicole a été constituée, des laboratoires d’analyse des sols et des infrastructures vétérinaires ont été renforcés, tandis que de nouveaux textes réglementaires encadrant les semences, les pesticides et la sécurité sanitaire des aliments ont été adoptés. L’exécutif souligne également avoir considérablement accru les moyens consacrés au secteur agricole. Le budget du ministère de l’Agriculture atteint désormais 81 milliards de francs CFA en 2026, soit près de quatre fois les crédits des années précédentes. À cela s’ajoutent la distribution de 145 tracteurs et équipements agricoles ainsi que le renforcement des capacités opérationnelles des services techniques. Au-delà de la production, l’enjeu est aussi économique et social. En mettant fin aux importations de poulets de chair, le gouvernement entend réduire la dépendance alimentaire du pays, soutenir les producteurs nationaux, créer des emplois et conserver davantage de valeur ajoutée sur le territoire. À travers cette conférence de presse, la Présidence a voulu montrer que le compte à rebours est désormais lancé. L’interdiction des importations de poulets de chair n’est plus une perspective lointaine, mais une échéance imminente qui impose une montée en puissance rapide de la production locale. Les prochains mois seront donc déterminants pour mesurer la capacité de la filière avicole gabonaise à répondre à la demande nationale et à relever le défi de la souveraineté alimentaire fixé par les autorités.

Ministère du Pétrole : menaces, intimidations et clash au sommet, le dialogue social explose

Le dialogue social est-il en train de voler en éclats au ministère du Pétrole ? La visite des services effectuée ce jeudi 16 juillet par le ministre Clotaire Kondja, censée marquer un rapprochement avec les agents après sept mois de silence, s’est transformée en un affrontement verbal d’une rare intensité. Au cœur de la polémique, des accusations de menaces et d’intimidation visant le directeur de cabinet du ministre à l’encontre d’un délégué élu du personnel, sur fond de profond malaise social. Cette tournée ministérielle intervenait dans un contexte déjà particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, les représentants du personnel dénoncent une gouvernance qu’ils jugent de plus en plus verticale. Ils reprochent au ministre de prendre des décisions sans concertation avec les partenaires sociaux, tout en invoquant régulièrement les « plus hautes autorités » pour justifier ses choix. Une méthode de gestion qui, selon plusieurs agents, a progressivement détérioré le climat de travail au sein de ce département stratégique. C’est dans cette atmosphère électrique que les échanges ont dégénéré. Profitant de la présence du ministre, un délégué élu du personnel a pris la parole pour l’alerter sur ce qu’il considère comme une mauvaise appréciation de son entourage. Devant plusieurs témoins, il aurait estimé que certaines orientations prises par la hiérarchie risquaient de compromettre durablement la cohésion sociale au sein du ministère. La réponse n’aurait pas tardé. Selon plusieurs témoignages recueillis, le directeur de cabinet du ministre, Kevin Ndjimba, aurait vivement pris à partie le représentant du personnel. Il l’aurait menacé de sanctions disciplinaires avant de lui lancer qu’il ne possédait pas son « background intellectuel ». Des propos perçus par plusieurs agents présents comme une tentative d’intimidation et une remise en cause de la légitimité d’un représentant élu du personnel. L’échange a rapidement viré à un clash verbal, chacun campant sur ses positions sous les regards médusés des agents. Face à la montée de la tension, le ministre Clotaire Kondja aurait écourté la visite des services avant de regagner son bureau, sans tenter publiquement de désamorcer la crise ni de répondre aux préoccupations exprimées. Au-delà de cet incident, cet épisode illustre la dégradation des relations entre l’administration et les représentants du personnel. Ce qui devait être un moment d’écoute et d’apaisement s’est finalement transformé en symbole d’un dialogue social en rupture. Dans un ministère aussi stratégique que celui du Pétrole, où les décisions ont des répercussions économiques majeures, l’installation d’un climat de défiance entre la hiérarchie et les agents pourrait peser durablement sur le fonctionnement de l’institution.

Du faste à la solidarité : Junior Bongo transforme son mariage en un festival populaire ouvert à tous

À l’heure où les grandes célébrations privées sont souvent perçues comme des événements réservés à un cercle restreint d’invités, Omar Denis Junior Bongo Ondimba fait le choix d’un format inhabituel. À l’occasion de son mariage avec Julia Otto Mbongo, il entend partager cette célébration avec l’ensemble des Gabonais à travers Le NGORI des Vacances, un festival gratuit qui mêle musique, culture, gastronomie et actions sociales. Prévu le 18 juillet 2026 à la Baie des Rois, à Libreville, l’événement se veut bien plus qu’un simple rendez-vous festif. Derrière la dimension symbolique du mariage se dessine une volonté de transformer une célébration familiale en un moment de communion nationale, où la culture gabonaise, la solidarité et le dynamisme économique occupent une place centrale. Le concept repose sur une idée simple : ouvrir les portes d’un événement privé au plus grand nombre. Concerts d’artistes gabonais, animations culturelles, marché artisanal, village gastronomique, expositions, espaces de restauration et activités destinées aux familles composeront le programme de cette journée entièrement gratuite. L’ambition affichée est de mettre en lumière la richesse des traditions gabonaises tout en offrant un espace de rencontre entre les populations. Au-delà de l’aspect culturel, les organisateurs souhaitent également faire du festival un levier économique. L’organisation d’un tel rendez-vous mobilise une chaîne importante d’acteurs locaux : entreprises de l’événementiel, restaurateurs, hôteliers, artisans, transporteurs, techniciens, prestataires de services et artistes. Une dynamique qui, selon les promoteurs de l’initiative, permettra de générer une activité significative au profit de nombreux professionnels gabonais. Mais c’est surtout par son volet social que Le NGORI des Vacances entend marquer les esprits. Plusieurs actions d’intérêt général ont été associées à cette célébration afin que celle-ci laisse une empreinte durable au-delà de la fête. Du 16 au 18 juillet, une vaste campagne de solidarité médicale est organisée à la Polyclinique El Rapha. Près de 90 professionnels de santé issus de quinze spécialités y proposeront gratuitement consultations, diagnostics et soins à la population. Cette initiative vise à faciliter l’accès aux soins pour des centaines de personnes. L’engagement social se traduit également par des investissements dans l’accès à l’eau potable. Un premier forage a déjà été inauguré le 10 juillet dans le quartier Bel Air Tchad grâce à un don de Junior Bongo Ondimba à l’ONG Action Pour Tous. Un second ouvrage doit être mis en service dans la deuxième quinzaine de juillet dans le secteur situé derrière l’École normale, à Akébé, afin de répondre aux besoins des populations confrontées aux difficultés d’approvisionnement en eau. La dimension humanitaire du projet s’illustre également par la prise en charge de l’évacuation sanitaire d’urgence d’une fillette de neuf ans souffrant d’une grave pathologie ORL, afin qu’elle puisse bénéficier d’un traitement spécialisé. À cela s’ajoutent des distributions de kits scolaires et alimentaires destinées aux jeunes ainsi qu’aux familles vulnérables, de même que le déploiement de solutions énergétiques de proximité pour accompagner les habitants confrontés aux délestages électriques. En choisissant de célébrer son union sur sa terre natale, Omar Denis Junior Bongo Ondimba affirme vouloir inscrire cet événement dans une logique de partage avec ses compatriotes. Le mariage devient ainsi le point de départ d’une initiative qui associe célébration, valorisation de l’identité culturelle gabonaise et actions concrètes en faveur des populations. Si le mariage civil est prévu entre le 22 et le 26 juillet 2026 à Libreville, Le NGORI des Vacances, organisé quelques jours auparavant, apparaît comme le véritable temps fort populaire de cette union. Une formule inédite qui cherche à dépasser le cadre strict d’une célébration familiale pour en faire un rendez-vous culturel, économique et solidaire, ouvert à tous les Gabonais.